
Il y a des matins où la lumière ne vient pas vraiment. Elle reste suspendue. Elle effleure sans entrer.
L’enfant est là, debout. Immobile, mais tendu. Elle ne voit pas, elle écoute. Le silence derrière le rideau. L’odeur du bois, la rumeur du monde dehors. Une peluche oubliée au creux de sa main. C’est un moment fragile, et pourtant si entier.
Je ne sais pas si je l’ai photographiée. Ou si je me suis photographié, moi, enfant, là, dans cette attente.
Rien ne bouge. Et pourtant tout commence.